Septembre 2002 je suis à la terrasse d'un cfé place de la Sorbonne.J'ai trouvé dans ma boite aux lettres une élégante enveloppe jaune format A3.
Je suis boursier du gouvernement japonais, association JASSO , en tant qu'étudiant chercheur à l'université de Keio.
Je vais partir au Japon, dans l'une des plus prestigieuses universités.
Tout cela n'était qu'une poignée de poussière. Une sorte d'illusion.
Je me suis laissé pollué par une histoire de relation toxique avec une hôtesse de bar d'un quartier populaire de Shinjuku un professeur responsable de mon cursus qui me déclare lors de notre premier et unique entretiens qu'il n'aime pas Mishima dont le roman est censé être l'objet de mes recherches sous son autorité.
Mélancolie mélancolie qui transforme le passé en présent (Yann Moix).Mélancolie mélancolie qui infecte mon présent et pourtant me fait écrire ici, misérable blog japonesque et désertique.

Mélancolie    :
Rêverie triste. Tomber, sombrer dans la mélancolie.

Ce jour là pourtant à été sans doute l'un des plus beaux de ma vie. J'étais le seul parmi tous les autres étudiants de paris III à avoir obtenu en plus du séjours à Keio d'une bourse de 30 000 Yens.Je n'ai jamais su pourquoi cette faveur ; le projet fou de traduire le grand roman à ce jour inédis en français de Mishima : "La maison de Kyoko" et un dossier rédigé en japonais ?

Toujours est-il que cette année d'étudiant boursier à Keio, je l'aurais passée pour l'essentiel dans les ruelles de Shinjuku et le snack de K. plus souvent que parmis les étudiants sinistres et argentés de la la prestigieuse faculté de Mita.